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Economie et Conjoncture

NOTE DE CONJONCTURE

En 2005, le solde budgétaire global a montré de solides résultats financiers mais le déficit hors hydrocarbures a continué de s’aggraver. L’excédent budgétaire global a doublé en pourcentage du PIB par rapport à 2004 pour atteindre 14 % du PIB. Les dépenses publiques ont légèrement augmenté pour atteindre 49 % du PIB hors hydrocarbures, en raison d’une augmentation des dépenses en capital du PCSC et malgré une légère diminution des dépenses courantes. En ce qui concerne les données macro financières, l’année 2007 s’est clôturée par un montant de réserves de change de plus de 110 milliards de dollars  ce qui correspond à près de 30 mois d’importations de biens et services, qui s’élève à 25 Mds USD.Suite à son remboursement anticipé, la dette extérieur est ramenée à 4% du PIB soit 3.4 milliards d’Euro, alors qu’en 2005 elle s’élevait à 17,2 milliards de dollars soit 16% du PIB. Le défi économique aujourd’hui réside dans la diversification des ressources du pays qui reste caractérisée par une forte dépendance envers les hydrocarbures. Les recettes totales de l’Etat sont constituées à 97, 5% par les exportations d’hydrocarbures. La fiscalité pétrolière représente 75% des recettes correspondant à 1.35 Millions de barils par jour soit 50% du PIB sur l’année 2006. Le secteur, avec  48% de la richesse créée, est donc la principale source de devises du pays.

PRIVATISATION

Environnement juridique :
ordonnance n°95-22 du 26 août 1995 (premières instructions de privatisation des entreprises publiques)
ordonnance n°01-04 du 20 août 2001 (organisation, la gestion et la privatisation des Etablissement Publique Economiques)

Objectif :
cession d’actifs publics à des repreneurs privés, en vue d’améliorer le management et la modernisation des structures, ainsi que le désendettement des comptes vis-à-vis de la Banque d’Algérie. (Prix de cession sont négocié par les sociétés de gestion des participations)

L’essentiel
Que ce soit l’Eniem, dans le secteur électroménager, d'Electro-Industries, qui fournit des moteurs électriques et l’Enpec, producteur de batteries de démarrage pour l'industrie automobile, l’Etat se désengage progressivement. Cependant, des retards importants ont été enregistrés dans le cadre de la privatisation, compromettant ainsi le redressement des entreprises publiques économique (EPE) et l’assainissement du secteur financier. Le dispositif législatif et organisationnel autorise les EPE à céder des actifs et à ouvrir leur capital à l’actionnariat privé. Il concerne aussi diverses activités détenues par les collectivités locales. A l’exception des hydrocarbures, où l’investissement étranger est limité à des accords d’association, il n’y a pas de restriction aux participations étrangères. Les repreneurs ne sont tenus qu’à un apport initial de 30%, le reste du coût de la reprise bénéficiant d’une facilité de paiement. De 2003 à  décembre 2005, 270 entreprises publiques ont été privatisées. De 2003 à 2005, la privatisation a rapporté 800 millions de dollars au trésor public, permis un investissement de 1 milliards de dollars, et créé 7 000  nouveaux emplois.

INVESTISSEMENTS DIRECTS ETRANGERS

Les investissements directs étrangers (IDE) sont montés en flèche en Algérie, passant de 3,1 milliards de dollars en 1999 à 8,3 milliards fin 2005. Les flux direct étrangers se sont élevé en 2006 à 1.7 milliards de dollars US soit 55% de plus qu’en 2005. Les secteurs industriels, l’immobilier ainsi que le tourisme sont les plus grands bénéficiaires de ces investissements. L’Algérie est devenue en 2005 la quatrième destination d’IDE des dix pays de l’initiative MEDA. Les Etats Unis sont le premier investisseur étranger en Algérie. Ces investissements se sont surtout accrus depuis 2001et concernent essentiellement le secteur énergétique. La France, quant à elle, se présente comme le premier investisseur européen en Algérie devant l’Espagne et premier investisseur hors hydrocarbures. Les IDE Français se sont accrus de 111% en 2006 pour atteindre 295 millions de dollars.

CHOMAGE

Taux de chômage 2007 : 11,8%
Chômage chez les femmes : plus de 20% des chômeurs
Pourcentage de femmes actives : 16,9% personnes actives
Taux de chômage en milieu urbain : plus de 62%
Taux de chômage en milieu rural : 37% en zone rurale (dont 70% des personnes de moins de 30ans).

Ventilation des personnes actives :
• Forte proportion de professions de commerçants individuels et d’entreprises unipersonnelles.
• 32,7% De salariés permanents représentent 
• 53 % dans le secteur de la fonction publique, le commerce et les services.
• Les secteurs de l’agriculture, le BTP et l’industrie emploient respectivement 18%, 14% et 14,2% du total des actifs 

Chômage  chez les jeunes :
• 45%.
• Frappe les nouveaux diplômés universitaires, nouveaux venus sur le marché de l’emploi
•Formations universitaires obsolètes et trop théoriques

Prévisions du Ministère de l’Emploi et de la Solidarité Nationale
2008: 10% en 2008
2009 : 8.8 %

PLAN COMPLEMETAIRE DE SOUTIEN A LA CROISSANCE – 2005-2009

 

Programme public d’investissement (suite du Programme de Soutien à la Relance Economique2001-2004, le Programme Complémentaire de Soutien à la Croissance (PCSC) concerne la période pour la période 2005-2009, et est doté d’une enveloppe budgétaire de 60 Millions de Dollars (78% du PIB de 2004).

Objectif : Mise à niveau des infrastructures et amélioration du climat des affaires :
• Programme de développement et politique de lutte contre le chômage dans les régions des hauts plateaux et du grand sud
• Développement des grandes infrastructures à travers le pays (routes, autoroutes, ports, hydraulique…)
• Soutien au développement économique : agriculture, développement rural, pêche, industrie, tourisme
•  Amélioration des conditions de vie de la population : construction d’un million de logements
•  Modernisation du service public (éducation et formation professionnelle, santé)
• Développement des TIC

D’après les données du Centre National économique et social CNES, la mise en place du PSRE a permis la création de 728 000 emplois.

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